Dossier de demande d'Aide pour le FAQSV

Le Fonds d'Aide à la Qualité des Soins de Ville (FAQSV) a vocation à financer toute action concourant à l'amélioration de la qualité de la prise en charge globale de la santé du patient.
Le dossier de demande a pour objectif de permettre aux bureaux d'attribuer le Fonds d'Aide à la Qualité des Soins de Ville, dans le respect des principes généraux fixés par la loi de financement de la Sécurité Sociale du 27 décembre 1998, et conformément aux orientations fixées par le comité national de gestion.

Le dossier est à remplir par le promoteur selon le modèle joint



L'Union régionale des Médecin Libéraux de la Guyane (URMLG) a un rôle à jouer au carrefour des décisions concernant la santé dans la région. haut de page

Concernée par les nouveaux modes d'organisation des soins en ville, constatant les difficultés de recrutement et de démographie médicale, l'URMLG a décidé de mettre en place un système d'information au service des professionnels de santé.

L'INFORMATISATION en MEDECINE

L'informatisation des réseaux de soins est un processus lent et difficile…
Dès 1997, l'Union régionale discutait de l'utilité d'un " intranet " médical en Guyane.

Les retards rencontrés lors de l'informatisation d'un réseau seraient dus, entre autres, au manque d'accoutumance des médecins pour l'informatique et à l'absence de standard technologique reconnu pour l'échange et le partage des données médicales.
Pourtant, la mise en place d'un dossier médical informatisé permettrait d'améliorer les pratiques des médecins. Le dossier médical informatisé, outre son utilité pour le partage "rapide" des données médicales entre acteurs du réseau, permet la collecte des informations à des fins d'évaluation externe et interne. De plus, des fonctions de rappel et d'aide à la décision, des outils d'aide à l'éducation permettent une amélioration des pratiques et des comportements.

L'informatisation médicale en GUYANE

Dans une enquête récente faite par le syndicat des médecins libéraux de la Guyane (Décembre 2001), on constate que la majorité des cabinets médicaux sont informatisés (plus de 90%) cependant l'usage de l'outil informatique est variable: certains utilisent l'informatique pour la gestion de dossiers médicaux et la gestion du cabinet, d'autres n'utilisent cet outil que pour l'obtention d'information (internet), la communication avec des laboratoires biologiques, ou seulement du courrier ... En dépit d'utilisations plus ou moins associées, on constate cependant qu'aucun médecin n'échange par voie informatique (partage) des données médicales liées aux patients avec des confrères. Il existe bien quelques cabinets de groupe qui ont des fichiers uniques mais le partage reste interne au groupe.

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Les réserves émises concernent le temps requis pour la gestion des fichiers informatiques et l'équité des échanges/transferts d'informations entre l'hôpital et la ville. Par contre les médecins n'expriment pas ou peu de réserves concernant les aspects légaux et de sécurisation des systèmes informatiques. Tout se passe comme si les médecins considéraient que le système mis au point serait, par obligation, légal et "sécurisé".

L'échange d'information par messagerie électronique et l'utilisation d'internet nécessite de protéger et de limiter l'accès à des espaces privatifs spécifiques (extranet) en effet la nature des informations que nous transmettons et leur caractères confidentiel, nécessitent l'utilisation d'outils de sécurité performants et accessibles à tous.

Il faut décider…

Diverses solutions sont annoncées depuis plusieurs mois, voire plusieurs années : on parle d'une CPS 2bis pour le cryptage, on prévoit l'interopérabilité… Ces annonces récurrentes, dont nous ne voyons jamais les effets (marketing du " Vapor Ware "), font perdre un temps infini et cantonnent les responsables dans une perpétuelle attente.

Certes le choix est souvent difficile, mais un jour ou l'autre il faut décider.




NOTE DE SYNTHESE CONCERNANT L’EVOLUTION DES IDEES SUR LA POLLUTION DES EAUX DE SURFACE EN GUYANE
POLLUTION MERCURIELLE ET INTOXICATION HUMAINE
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Par le Docteur Jean-Marie VAILLANT
Secrétaire général de l’Union régionale des médecins libéraux de Guyane
Le 2 avril 2003


La pollution naturelle par le mercure des sols et des eaux superficielles a précédé l’activité industrielle partout dans le monde.
Pour diverses raisons physico-chimiques et climatiques, les régions tropicales accumulent au fil des ans une plus grande proportion de mercure qu’il n’en est accumulé naturellement dans les régions tempérées.
L’activité humaine augmente cette pollution mercurielle, en particulier l’orpaillage en Amazonie française et brésilienne.


L’or et le mercure

La production de un kilo d’or a longtemps nécessité l’utilisation de plus de un kilo de mercure. Même si le mercure utilisé pour les amalgames est récupéré en partie, il est pratique-ment stocké sur les sites d’orpaillage dans des fûts métalliques peu à peu corrodés et retourne inexorablement dans le sol puis les eaux fluviales. Des centaines de kilos de mercure ont donc été dispersées dans l’environnement guyanais depuis plus d’un siècle et s’ajoutent à la charge naturelle en mercure accumulé au fil des millénaires.

En 1988, lors des « Assises départementales de l’eau », le médecin directeur de la DASS avait informé que les dosages de mercure dans les fleuves de Guyane s’étaient tous révélés négatifs.
Mais ces dosages étaient à coté de la question. En effet, dans des fleuves à gros débit, le mercure anorganique dissous est à très faible concentration souvent non accessible aux dosages (au moins pour les techniques de dosage de cette époque).


Le méthylmercurehaut de page

Le problème en Guyane n’est en aucune façon le mercure anorganique dissous dans l’eau, mais le méthylmercure (noté MMHg), forme organique neurotoxique.
Diverses bactéries (et sans doute le plancton) métabolisent le mercure anorganique et le transforment en MMHg organique. Les poissons végétariens ou se nourrissant de plancton ou fouillant les fonds absorbent ce MMHg et le concentrent. Les poissons carnivores le concentrent encore plus et l’être humain est au bout de cette chaîne alimentaire. S’il absorbe régulièrement du poisson, surtout carnivore, il absorbe peu à peu des doses de MMHg dépassant largement les doses limites indiquées par l’O.M.S ou la Communauté européenne.

Le méthylmercure s’accumule peu à peu dans l’organisme, son élimination étant très lente; et une partie est retenue par le système nerveux central. La femme enceinte apporte ce MMHg à son futur bébé dont tout le système nerveux est en formation et sensible à des doses 5 à 10 fois inférieures à celles toxiques chez un adulte. Le toxique est transmis encore plus vite et en plus grande quantité en fin de gestation.

Des études épidémiologiques importantes (pouvant porter sur plusieurs centaines d’enfants) et prolongées (plusieurs années) ont eu lieu surtout au Brésil, aux îles Féroé et aux îles Seychelles ; il s’agit donc d’enquêtes beaucoup plus vastes que celle effectuée en Guyane en 1993 sous la direction de l’Institut de veille sanitaire.
Toutes ces enquêtes concluent à des effets nocifs du MMHg sur le système nerveux central des jeunes humains et donc sur leurs performances psychomotrices et éventuellement intellectuelles.
Les anomalies le plus souvent décrites consistent en des dysfonctionnements dans les domaines de l’attention, la mémoire, le langage, les performances visio-spatiales et motrices. Des perturbations du comportement ont été aussi rapportées.
Il s’agit là d’effets « subtils » pouvant facilement passer inaperçus : tel enfant a des difficultés d’apprentissage scolaire et des troubles modérés du comportement. Quoi de plus banal et on pourrait rattacher ces troubles à une multiplicité de causes. On peut faire ici le parallèle avec les enquêtes faites à Paris où la responsabilité de troubles de ce type a pu être attribuée à une intoxication saturnique chronique au lieu d’être attribuée à une déviance sociale du milieu familial. A la suite de ces enquêtes de strictes mesures de dépistage et de prévention ont été prises dans la région parisienne. En Guyane, la seule mesure préventive recommandée est de ne pas manger les poissons carnivores.
En Guyane, en dehors d’une intoxication mercurielle chronique, d’autres problèmes peuvent se surajouter chez les mêmes enfants: diarrhées chroniques dues aux défaillances dans le traitement des eaux de boisson ou à la mauvaise qualité des eaux de baignade (et de toilette pour beaucoup) – malnutritions ou déséquilibres alimentaires – carences martiales chroniques – carences en oligo-éléments – paludisme et autres infections fréquentes – parasitoses intestinales.

Alors que les préoccupations concernant le mercure existent depuis des années au Brésil, en Scandinavie, aux Etats Unis et au Canada, elles sont relativement récentes en Guyane.

Après les Assises départementales de l’eau en 1988, les esprits n’ont pas tous été tranquillisés, d’autant plus que des taux très excessifs de méthylmercure ont été de plus en plus souvent retrouvés dans la chair de divers poissons.
Le syndicat des médecins puis l’Union Régionale des Médecins Libéraux de Guyane se sont intéressés à cette question, le secrétaire général de l’union en particulier. A la suite de l’intérêt manifestée par l’Union des médecins libéraux pour cette question, l’Union a été invitée régulièrement aux réunions organisées sur ce sujet par la préfecture en même temps que la DASS, la DDE, la DRIRE, la DIREN et l’Institut de veille sanitaire.


Le silence est d’or… haut de page

L’enquête épidémiologique de l’institut de veille sanitaire date de décembre 1993, mais le retentissement dans les médias locaux n’a pas duré plus de 2 jours parce que l’on a peu insisté sur le sujet.

Puis les changements de gouvernements, de préfets, de directeurs de la DASS ont coïncidé avec l’avènement d’une période de silence de plus en plus complet. Toute transpa-rence a disparu et le sujet a paru devenir un véritable secret d’état, toutes les réunions consacrées à ce sujet devenant secrètes, tandis que la tranquillité d’esprit des gens d’en bas était entretenue par l’absence d’information.

Pourtant le sujet ne pouvait pas rester indéfiniment caché et les médias nationaux, du Figaro à l’Humanité, s’en sont fait l’écho en rapportant des faits divers locaux, mais très graves, survenus à l’occasion de l’orpaillage en Guyane, en même temps que les graves atteintes à l’environnement des forêts et des fleuves ou rivières affluentes. L’envahissement par les orpailleurs de la rivière Waki a entraîné de nombreuses polémiques, y compris dans les services de l’état, mais rien n’a été modifié dans l’évolution des faits et la dégradation du milieu naturel (la rivière, jusque là principale source de nourriture pour les populations avoisinantes a été polluée pour longtemps)

Madame Taubira, député de Guyane, avait également remis un rapport au premier ministre Lionel Jospin.
Mais la transparence a continué à être absente. Le principe de précaution ne semble pas devoir être appliqué ici.(alors qu’il l’a été pour le saturnisme à Paris). En Guyane, on ne doit pas téléphoner en conduisant, mais on peut polluer gravement des cours d’eau, pratique-ment anéantir les sources alimentaires traditionnelles de certaines populations et peut-être même compromettre leur patrimoine génétique. De gros conflits d’intérêt sont en jeu, mais l’avenir biologique et culturel de populations vivant en Guyane depuis longtemps est menacé (lettre du 15 juin 2000 de la Fédération des organisations amérindiennes de Guyane à monsieur le Président de la République).


Orpaillage clandestin et électricité pour tous haut de page

La pollution mercurielle des eaux de surface a toutes les chances de s’aggraver encore. Malgré les diverses actions de la gendarmerie, l’orpaillage clandestin diminue peu et , afin de faire vite dans le profit, se préoccupe peu de l’environnement. L’orpaillage dégrade de larges zones de forêts et de rivières.



Par ailleurs, le barrage de Petit-Saut était évidemment indispensable pour l’économie guyanaise, mais il se transforme en véritable usine à méthylation du mercure non organique, comme cela a été démontré depuis des années dans les lacs de retenue des grands barrages brésiliens de l’état du Para ou canadiens de la baie James. Cette retenue de Petit Saut est proche des grandes concentrations de populations en Guyane. Ce danger avait déjà été souligné par le secrétaire général de l’union des médecins dans une étude sur le mercure qu’il avait réalisé en 1994.
Il est maintenant connu aussi que tous les travaux mobilisant les sols (travaux routiers ou aménagements divers) mobilisent en même temps le mercure fossile ancien ou plus récent, présent dans toute la Guyane et qui a alors toute facilité de rejoindre les cours d’eau et de suivre le processus de méthylation.

La consommation de poisson devra t-elle être interdite en Guyane pour certaines catégories de populations, ceci au grand bénéfice des importateurs de poulet congelé de bas de gamme ? Ces populations traditionnelles deviendront-elles de plus en plus des populations assistées et en risque de déculturation ? De plus en plus aussi les zones littorales à forte concentration de population seront exposées au risque méthylation. L’union régionale des médecins a ainsi effectué une étude consacrée aux risques pour les populations littorales (étude Meralit).


La Guyane défigurée

Un parcours aérien à l’intérieur de la Guyane permet rapidement de percevoir visuellement la pollution des cours d’eau. La couleur de ceux ci change en effet complètement (jaune-ocre pour les cours d’eau pollués). En raison de la turbidité de ces eaux, toute vie animale et végétale a tendance à s’appauvrir considérablement.



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Etat descriptif du monde médical libéral en Guyane (Juillet 2003)

 Les éléments de référence sont :
  • Tableau des professionnels de santé libéraux de la Guyane fournis par la CPAM.
  • Référence de l’évolution de la population de la Guyane, INSEE de la Guyane.
  • Fichier ADELI, source DSDS de la Guyane.
  • Recensements des libéraux, Syndicat des Médecins de la Guyane (Mai 2003).
 

L’état des lieux en Guyane :

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La population générale est estimée à 178 100 habitants en 2003.
La barre des 200 000 habitants sera passée dans 4 ans. (croissance de 3.2% par an)  



Actuellement, en Guyane, il y a 63 médecins généralistes (incluant 3 médecins à exercice particulier: échographistes) et 41 spécialistes libéraux (excluant les 2 praticiens hospitaliers (PH) avec secteur libéral). A noter le départ prévu d’un généraliste qui va devenir PH.courant 2003, et aussi 2 autres départs (1 spécialiste en retraite et 1 généraliste au Mica).

L’actualisation de la densité des médecins libéraux pour 100 000 habitants a été faite par le Syndicat des Médecins de la Guyane à partir des sources INSEE et CPAM (Juin 2003) par comparaison aux chiffres de janvier 2002.


Guyane 2003 (2002)
Guadeloupe
Martinique
Métropole
Généralistes
35.4 (41)
73
79
115
Spécialistes
23 (26)
52
44
85
Total densité / 100 000h
58.4
125
123
200


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Globalement il y a 3 fois moins de médecins tant généralistes que spécialistes en Guyane qu’en métropole. Pourtant les besoins existent.
En Guyane, il y a 60% de généralistes pour 40% de spécialistes.
En métropole, le pourcentage de spécialistes est plus élevé atteignant 45-47 %, voire 50%.

haut de page La répartition Homme/Femme est homogène tant au niveau des généralistes que des spécialistes avec une répartition 70-30.

La pyramide des âges actuelle au 1 Juillet 2003 des médecins libéraux montre un aspect homogène pour les médecins femmes mais montre un déficit après la série 45-49ans.pour les hommes.


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La situation au premier janvier 2004 sera encore plus défavorable avec 3 départs et un groupe homme qui prend de l’age. Qui prendra la suite après le groupe 45-49ans ?

L’étude des moyennes d’ages révèle une population médicale âgée :
Les généralistes ont, en moyenne, 48.4ans (43.6 pour les femmes et 50.4 pour les hommes)
Les spécialistes ont, en moyenne, 54 ans (49.5 pour les femmes et 55 pour les hommes).

L’étude de répartition Homme/Femme selon les classes d’ages est instructive
Les spécialistes travaillent plus longtemps que les généralistes et démarrent plus tard dans leur activité professionnel : ceci s’explique facilement.
Et l’effectif des spécialistes de plus de 50ans est très largement supérieur aux moins de 40ans.
Ajoutons qu’en Guyane toutes les spécialités médicales ne sont pas représentées

Les généralistes femmes s’installent bien avant les généralistes hommes.
La tranche 45-60ans des généralistes hommes est prépondérante, mais il n’y a personne derrière.
Actuellement au premier juillet 2003, 62% des généralistes et 85% des spécialistes ont plus de 45ans. Au premier janvier 2004, ce sera 71% des généralistes et 88% des spécialistes !

Dans tous les cas, l’avenir montre une rupture catastrophique de médecins dans une projection à 10 ans pour les spécialistes et à 15 ans pour les généralistes. haut de page

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En conclusion :

Population guyanaise de 200 000 habitants dans 4 ans.
Une densité médicale 3 fois moindre en Guyane alors que les besoins sont marqués.
Un vieillissement marqué des médecins avec, en moyenne, 49ans pour les généralistes et 54 ans pour les spécialistes.
Pas de relève médicale, personne de moins de 30ans et un nombre très insuffisant chez les médecins de moins de 45 ans.

Comment rendre attractive la venue de nouveaux médecins en Guyane ?
Comment garder ceux qui y exercent ?